Les vraies affaires

By Mlle Escobar

Il y a longtemps de cela, j’abordais le fait ici même, en éditorial plein d’opinions nuancées, que j’aimais l’hiver. Pas parce que je fais du ski–horreur! Certainement pas parce que j’aime pelleter. Non j’aime l’hiver parce qu’hiver = porter beaucoup de linge, porter beaucoup de linge= magasinage.

Chaque année, c’est un combat pour trouver LA paire de bottes, LE foulard, LE chapeau (qui sera porté uniquement en cas désespéré si le brushing est raté), LE manteau, etc. La consécration de tous ces efforts, c’est quand de parfaits inconnus vous complimentent sur vos accessoires et vous demandent où ça a été acheté. Le best, c’est quand je peux répondre, l’air faussement nonchalant Ah, ça? À Paris/Londres/New York. Dans ces moments là, si vous saviez la chaleur que je ressens à l’intérieur…

Toujours est-il qu’il y a 2-3 semaines, un de ces beau moment de gloire personnelle se produit. Une fille, de Laval sûrement–y’a pas d’autre explication–m’accoste pour me demander où j’ai pris mes bottes. Je lui réponds tel tel magasin très très cherà tel endroit et bla bla… Puis elle me largue sa bombe Ouin, les bottes de telle marque sont trop chères, j’aimerais mieux avoir des imitations, comme toi.

*Consternation*

Amis lecteurs, vous savez, enfin vous n’oseriez pas penser que moi, Mlle. Escobar, je pourrais me promener avec dans les pieds une IMITATION calvaire, d’une marque de bottes très connue popularisée par, entres autres, Paris Hilton. Vous le savez, n’est-ce pas????

Et voilà. Il n’a fallu qu’une remarque vicieuse d’une fermière des régions (Laval) pour remettre tout mon système de valeur en question. Voulez-vous bien me dire à quoi ça sert de se payer des bottes à 350$  si le monde pense que ce sont des vulgaires imitations?!

 Cette rencontre m’a heurté au plus profond de mon être. Mais parfois, on a besoin de ça pour remettre les choses en perspective, se poser les vraies questions sur les vraies affaires. Parfois, c’est bien, c’est même juste de tourner son regard vers l’intérieur et se questionner à savoir: Dépense-je trop d’argent sur des choses aussi futiles qu’une telle marque de bottes? Suis-je trop superficielle? Accorde-je trop d’importance à des choses qui n’en ont pas? Saint-Pierre m’acceptera t’il quand même au paradis???

Après un gros 5 minutes de réflexion, réponse: une personne ayant moindrement de discernement aurait très bien vu la grosse étiquette avec le nom de la marque derrière mes bottes.

Conclusion: Je ne dois pas

a) Me remettre incessament en question, c’est épuisant

b) Me laisser impresionner par des gens de Laval wow Laval ça se dit aussi à l’envers, beeeen câline!, c’est mal.

One Response to “Les vraies affaires”

  1. C&S Says:

    Salut :)
    On voulait vous montrer nos nouvelles bande annonces :
    http://www.youtube.com/user/Chicknswellquebec

    C&S

Leave a Reply