Archive for the ‘Santé mentale ou absence de?’ Category

Je ne suis pas morte!

30 July 2009

Et je dirais même plus: j’ai survécu à mon 27e anniversaire (le 22 juillet).

Une vieille fable Maya (Escobar-Maya–voyez le lien?) avait prédit ma mort éminente à cette date, par étouffement dans mes propres larmes et par sur-application de crème anti-rides qui coûte très cher.

Mais 1 semaine après, force m’est de constater que je suis bel et bien en vie (Misère! je suis même au bureau…).

Ben coudonc!

Je tombe en vacance dans quelques heures (en fait j’ai déjà commencé puisque j’update mon blogue au bureau–méchante, méchante Mlle.Escobar) et j’aurai donc le temps de venir raconter mes 36 000 aventures rocambolesques* ici sur ce blogue lu par les plus hautes sphères de l’intelligentsia internationale.

*:ça parle d’ex, de pédicures, de karaoke et d’envies meurtrières…

Thérapie de superficielle

22 June 2009

Je suis une junkie de shopping. Je ne m’étais jamais arrêtée à essayer de comprendre pourquoi, mais ça m’a pété dans la face la semaine passée.

J’ai beaucoup de mal à prendre du recul du travail; je m’en suis rendue compte parce que je suis allée magasiner 4 fois en 1 semaine. Ayoye. Le lèche-vitrine est mon cardio & ma thérapie, et semble-t-il que j’en avais beaucoup à évacuer cette semaine.

Cela va comme suit: Après une journée de marde au bureau, à 5h45 les bonnes journées ou je fini tôt, j’embarque dans la 80 du Parc qui m’enmène au centre-ville. Je m’invente un besoin qui recquiert un achat; un magazine, un livre, une paire de bobette…

Dès que je mets les pieds à destination, la tension descend. Ce qui est fantastique quand je magasine, seule évidemment, c’est que  j’ai la crisse de paix. Je ne parle à personne (sauf un salut poli de la tête aux vendeuses) et je peux enfin me permettre d’avoir un air de boeuf’.

Quand ma tournée est terminée,  je soupe au Commensal (ou je fais le plein de *yark* légumes pour la semaine), je lis une revue trash, je respire.

Puis je reviens à la maison. J’ouvre mon cellulaire. 42 000 messages. Je commence la ronde d’appels.

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Je passe mes semaines à m’occuper de gens qui en ont gros sur le coeur: la crackwhore, les revendeurs, les anciens gars de gang, les anxieux, les dépressifs, les toxicomanes, les boulimiques. Pour eux je suis un puits sans fond d’énergie, de sourire, d’encouragements.

Après une journée à faire l’éponge, je me sens laide, vide, débile, désarmée.  Je suis très mauvaise pour reconnaître mes propres limites, mon trop plein. Je viens juste de trouver la corrélation positive shopping-écoeurantite.

C’est peut-être une façon d’évacuer malsaine, mais à date c’est la seule qui marche ; aller être personne au milieu de la foule, regarder plein de produits, bébelles et vêtements dont je n’ai pas de besoin…

Donc si vous croisez une fille full-frue les soirs de semaine au Holt Renfrew, c’est moi.

Golden Touch Escobar

8 June 2009

Vendredi dernier, dans le cadre de mon travail, j’ai assisté à un atelier sur les problèmes reliés à la dépendance au jeu. L’animateur vient du centre Dollard-Cormier et est un ex toxicomane, clean depuis 20 ans, et nous parle d,une voix sépulchrale genre  ” Le jeu va RUINER vos vies et celles de vos familles et vous allez aller en enfer”.

Tout au long de la présentation, il fait de monbreux parallèles entre l’addiction aux drogues et le jeu. Puis il embarque sur la notion d’illusion de contrôle. Comment les toxicomanes et les joueurs compulsifs se mentent à eux-mêmes en ne reconnaissant pas leur problème, en croyant contrôler leurs vies, leur addiction, le hasard…

Jusque là, tout va bien. Hey, j’ai jamais consommé de drogues de ma vie, je mène une vie insipide mais honnête, etc. Mais là, l’animateur se met à entrer dans les détails, à dresser un portrait des joueurs. Et vous me voyez venir, lecteurs adorés, avec mon dirty little secret. Plus il avançait dans sa description, plus je me reconnaissais:

  • Rituel avant de brasser les dés/les cartes. Je vous assure que de brasser les dés avant de les lancer sur la table, même en jouant au parchési, ça augmente vos chances de gagner
  • Illusion de grandeur, de compétence “ALLLLLLLLL IN!!”
  • Avoir un nickname. Golden Touch, c’est moi ça.
  • Parler à la machine/table “Oui machine, té fine”
  • Avoir l’impression de battre le hasard “Jte dis jte dis je gagne à c-h-a-q-u-e fois”
  • Être mauvais perdant “Je vais me refaire!”
  • Ressentir un rush d’adrénaline en jouant

Oh. Boy.

Au terme d’une présentation qui se voulait être de prévention, devinez la seule chose dont j’avais envie?

Mercredi soir l’fun (à date)

13 May 2009

Déjà 2 bières sous la cravate. Tout a coup, je capote moins avec mes cheveux et je philosophe plus…

Comme dirait l’autre (que j’aime tant citer pour justifier mes beuveries de milieu de semaine): Le vin rend l’oeil plus clair et l’oreille plus fine.

Je vais donc à l’instant retourner m’éclairer l’oeil sur le balcon, en espérant que ça vaut pour la bière aussi.

Ps: je remarque que je n’ai pas de catégorie beuverie breuvages. Hum.

L’expression du jour

22 April 2009

Aujourd’hui, Prof à 5 cennes Escobar vous apprend une nouvelle expression pour décrire vos lendemains de brosse, vos chicanes de couple, vos humeurs de chômage:

I feel like 5 different kinds of shit

Donc aujourd,hui, I feel like 5 different kinds of shit.

PS: cette belle métaphore n’est pas de moi, mais bien empruntée à une certaine Mme. Fielding.

Résolution

15 April 2009

C’est décidé, je dois perdre 10 livres.

En effet, je voudrais redonner les oeuvres suivantes à leur auteurs, ou à quiconque les veut (laissez un commentaire), parce que trop pourris/plates/pénibles:

L’oeuvre complète de Raphaëlle Germain, qui comprend 2 livres plus mauvais l’un que l’autre: Gin tonic et cocombre (passsque yé cocombre en estie son estie de livre) et Soutien gorge  et veston cheap. Ah, une trentenaire qui sort souvent, qui a une amie artiste paumée qui finit par devenir big, et qui finit par fourrer avec son meilleur ami qui est beau comme un coeur et riche. Wow, du jamais vu. Raph’, j’te les renvois, autographiés par moi, si tu me redonnes le 3,50$ que t’as fait en droits d’auteurs. Désolée, je peux juste pas assumer.

L’alchimiste de Paolo Coehlo. J’ai envie de me planter un compas dans l’oeil quand on me parle de cette vômissure ésotériste à gogo. Ce livre est d’ailleurs caché dans une boîte, seul, car il fait peur à mes autres livres. Paolo, comme je sais que tu lis ce bloggue, j’te paye pour que tu reprennes ton livre. Mais c’est une offre d’une durée limitée qui ne peut être jumelée à aucune autre offre. Donc non, j’te donne pas The secret en prime.

Le Tome 1 des Chevaliers d’Émeraude. Eille. J’ai tu une face à lire des fantaisies médiévales ? Si quelqu’un répond oui, je lui envois Raphëlle Germain en personne pour le tabasser avec ses talons hauts de chez Zellers.

Twilight, tome 1 et 2. Enough said.  Inter-species-erotica= déjà vu.

Les Bienveillantes. Désirez-vous perdre foi en l’humanité?Oui? Lisez ce livre avec du Rivotril.

The Secret, Libérez votre créativité, Imparfaits, libres et heureux. Je confesse: je les ai achetés moi-même.Jugez-moi. Suis-je devenue riche? Non. Puissante? Non. Zen? Encore moins. Rhonda, tu me dois 15$.

Ce bloggue est incontestablement lu par les plus hautes sphères de l’intelligentsia internationale. Mais advenant que Rhonda, Paolo et les autres ne me contactent pas pour récupérer leurs livres,  je purolate (du verbe purolater; envoyer par purolator) celui de votre choix, contre un autre. Deal?

Pisser dans un violon

10 April 2009

Fournir des efforts qui ne porteront jamais fruit. S’auto-nuire. Faire des choses complètement inutiles.

Je ne sais pas si c’est grâce au miracle de Pâques, mais je commence à travailler mardi, après 4 inter-minables mois de chômage. 4 mois où, simili adulte fonctionnelle et pas trop débile (juste un peu merci beaucoup) que je suis, j’aurais dû travailler,bénévoler, faire de l’artisanat avec des cure-pipes, me remettre en forme, m’adonner à la relaxation & à la méditation transcendantale. Tout le monde m’a dit “Ah, tu en profiteras pour faire les choses que tu aimes et que tu ne prends jamais le temps de faire”. Fuck off.

Les 4 derniers mois ont été comme pisser dans un violon: inutiles. J’ai perdu mon temps, mon estime de moi en a soupé, ma garde-robe a souffert, mes cheveux sont négligés. Avant de perdre ma job, tout ce que sus-mentionné aurait été le bout d’la marde. Mais là j’ai compris c’était quoi le vrai boutte d’la marde: être blasée, comme je le suis en ce moment.

Mes amies m’ont appellé pour aller au spa dimanche. J’ai répondu “Boueff. Non”. *Moi. Mlle.Escobar.ai.refusé.une.offre.pour.aller.au.spa.* Y a-til d’anciens lecteurs (êtes vous encore là, admirateurs transis?) de ce bloggue qui se rappellentque ce n’est tellement pas moi?

Mardi, donc, après avoir consommé un jambon-de-pâques-virtuel–piqué-aux-cerises-hawaïennes, je retourne être une personne fonctionnelle en société. Je ne manquerai pas de dépenser mon premier chèque de paye en choses très chics et très chères et surtout très inutiles. J’ai dit.

Et je fais le serment très solonnel ici même de ne plus jamais être pauvre. si seulement Bill Gates lisait ce bloggue et payait mes certes de crédit, ça aiderait.

Semaine et Week-end Glam, 328e édition

1 April 2009

NDLR: je viens de retrouver ce texte. Il date d’au moins 1 mois ou 2, mais ça résume pas mal mes occupations, ces jours-ci.

NDLR II: j’ai pas pu résister, il fallait que je modifie mon titre. C,est de sa faute à lui (hey hey ça fait 2 fois que je te link, on devrait devenir co-auteurs!)

J’ai certainement déjà écrit plusieurs billets avec le même titre. Que voulez-vous, nous les jet-setteuses, on se la joue sur repeat quand vient le temps d’épater la galerie.

Lundi:

  • Accomplissements de la journée: laver mes cheveux, sortir le chien.
  • Je suis une totale Facebook-wh*re, je regarde compulsivement la section Home toutes les 10 minutes, d’un coup que mon ami de 5e année à qui je n’ai plus jamais parlé écrirait de quoi dans son statut…

Mardi:

  • Aller à une entrevue, sans enthousiasme.  Ça a d’l'air plate anyways, mais je suis confiante qu’on va me rappeler parce que je suis tellement excellente.

Mercredi:

  • Ne pas obtenir la job de l’entrevue de la veille.
  • En conclure que ce sont des enfoirés, qu’ils ne comprennent rien, que ce sont des demeurés et qu’en plusss, ils sont mal habillés.
  • Amertume.

Jeudi:

  • Journée tellement plate qu’il n’y à rien à redire.

Vendredi:

  • Dans un moment Deus ex machina digne de la 4ième dimension, Jim Carrey le gars du câble m’a fait le commandement suivant: “Demain, tu iras faire la ski”. (mon dieu que c’est mal me connaître!!!)
  • Fines observations anthropologiques et culturelles, partie I:  Mettons que, quand il reste de la place dans un resto de la rue Duluth à 20h un vendredi, c’est parce que la qualité n’est pas au rendez-vous. J’ai soupé sur une “terrasse aménagée” glaciale, en dessous d’une espèce de grosse lampe torchère qui produit de la chaleur, ce qui a eu le mérite de garder mon souper chaud, ainsi que  ma mes bouteilles de vin…
  • Fines observations anthropologiques et culturelles, partie II: Après un souper bien arrosé de vin bouillant, quoi de mieux que d’aller prendre un digestif /nightcap Chez Baptiste? Tous les échantillons inimaginables de gars avec lesquels tu ne veux pas sortir étaient là: Le gars qui braille, Le gars qui a des tics nerveux, Le gros avec un nom bizarre (Ezekiel?! wtf?), le Cocaïnomane, Le roux chauve qui ne comprend pas…
  • Laissez-moi vous dire que je suis revenue m’avanouir dans mon lit seule.

Samedi:

  • L’inéffable Promenade Ontario a toujours autant de charme: le Rossy, la Pataterie,  la boutique ésotérique Pikotine, ainsi que l’animalerie Chico où, quand j’ai demandé “Ils viennent d’où vos chiots?”, on m’a répondu “Eille tu travailles tu pour le téléjournal toé?!”

Dimanche:

  • Le 7e jour, elle se reposa de sa grosse semaine. Ouf.

Okay. En lisant ce texte et le dernier que j’ai publié, je me rends compte que je suis devenue l’anti-glamour. Je suis devenue blasée. Ça doit être l’approche de mes *gasp* 27 ans! Je devrais peut-être changer de nom* de bloggue?  “La vieille aigrie” ou “Je n’attends plus rien de la vie, passe-moi les Cheetos“. Ouais.

  • Suggestions bienvenues.

Je m’alimente comme un homme célibataire, partie II

30 March 2009

Récession, chômage, paresse: toutes les raisons sont bonnes pour cuisiner le moins possible. Après tout, je suis bien trop *occupée* à chercher un emploi, voyons…

En préparant mon “souper” de ce soir, l’idée m’est venue de partager avec vous les règles très strictes qui régissent ma diète ces jours-ci:

  1. Jamais plus de 3 ingrédients.
  2. L’alcool ne peut être considéré comme un des ingrédients de la règle 1. Par contre, l’alcool peut substituer à n’importe quel repas.
  3. Par paresse considération écologique, le repas doit impliquer le moins de vaisselle possible et le moins de cuisson possible.

Le résultat:  surtout des variations autour de la levure; des toasts, de la bière, des sandwich, des hot-dogs…

Quelques recettes du prochain livre que je vais publier (tasse-toé, Di Stasio!):

  • Tartine matinale chocolatée: Toast, beurre, Nutella (pis niiiion, pas la marque maison, la vraie affaire!)
  • Entrée ou Antipasto: Cuillérée de beurre de peanut.
  • Quenelles de porc à la choucroute: Hot-dogs steamés juste choux, rondelles d’oignons (les frites étant exclue car nécessitant condiment), bière.
  • Salade: laitue iceberg pré-coupée, vinaigrette toute faite, fromage, bière.
  • Petit pain fourré à la mexicaine : Pain pita, Cheez-wizz qui donne de la personnalité, trempette aux bines, bière.
  • Casserole aux 2 fromages: Kraft Diner, Cheez-wizz, tomates, vin.
  • Casserole Bolognaise: Kraft Diner, restant de sauce à la viande de maman, Cheez-wizz, vin.
  • Dessert: Cuillérée de Nutella.En cas de dédespoir, cuillérée de beurre de peanut.

Les ingrédients phares de cette nouvelle cuisine sont ceux qu’on peut manger dans les 3 repas et qui offrent des combinaisons infinies: Le Nutella, le Cheez-wizz, le beurre de peanut, le pain sous toutes ses formes, la bière et le vin.

Et voilà! vous savez tout maintenant! Et si vous voulez faire de ces magnifiques repas une expérience véritablement enlevante, interdiction de manger à table. De préférence, il faut manger debout, assis sur le comptoir de cuisine, ou devant l’ordi. Les plus téméraires d’entre-vous voudront tenter la vraie expérience, Mademoiselle-Escobar-style: Dans le bain, en allant au métro, dans l’autobus, et de préférence, tout ça en parlant au téléphone.

Incohérence

12 March 2009

Lecteurs transis, veuillez excuser  ma présence moins que fiable sur ce bloggue. Que voulez-vous, en ma qualité de chômeuse jet-setteuse, j’ai manqué de temps… (quelle excuse de merde)

Entre 2 après-midis à ne pas chercher d’emploi, je suis épuisée de lire des nouvelles toutes plus horribles les une que les autres. Des fois j’ai de la misère à matcher le beau soleil qu’il fait dehors et la merde ambiante. La cohérence a quitté mon cerveau il y a plusieurs semaine déjà; elle a été remplacée par de l’irritabilité. Voilà ce qu’un régime quotidien de lecture avide d’actualité fait pour vous.

Les Américains (et les Allemands puisqu’on y est) peuvent aller chier avec leur 2e amendement, leur Land of the free, leurs guns

Excusez-moi, je dois aller

  1. Vomir
  2. Me laver les yeux/m’aérer le cerveau